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Notice catalogue



Titre: Rousseau ou l’éducation expliquée à Vera
Auteur: Anne Bonhôte
Catégorie: récit didactique
Pages: 120
Illustrations couleur: 10
Format: 13 x 18,5 cm (largeur x hauteur)
Prix TTC: CHF 35.- (29 €)
ISBN: 978-2-940371-27-3

Anne Bonhôte nous propose un Rousseau raconté, accessible (collection jeunesse-ado), dont elle souligne la modernité de pensée sans rien occulter du «reste à faire» pour l’éducation des filles, l’accueil des étrangers, le respect des droits humains, etc.
Suivant les pas de Jean-Jacques qu’elle nous fait entendre par une judicieuse sélection de citations contextualisées et commentées, l’auteur y rappelle que toute liberté s’accompagne de responsabilités. Un livre citoyen qui jette un regard sans complaisance sur l’ici et maintenant et invite la prochaine génération à retrousser ses manches, à s’engager au service de la communauté, car l’à venir est entre ses mains.


Diffuseur/distributeur: Servidis SA

Statut: disponible en librairies







L'auteur


Anne Bonhôte

Auteur de trois ouvrages Toi que voilà, Le temps d’apprendre à vivre, Au confluent du Rhône et de la Vistule, Anne Bonhôte a longtemps travaillé comme journaliste indépendante. Elle a 5 enfants et 12 petits enfants. Riche de son expérience, elle s’est prise d’une passion pour Rousseau en raison de son total anticonformisme et de ses idées étonnement novatrices. Elle a eu envie de le rendre familier à la génération de ses petits-enfants en particulier à travers l’Emile «dont les principes font la part belle à un bon sens qui était loin d’être répandu chez les éducateurs du XVIIIe siècle. Entretemps, grâce à lui et aux nombreux successeurs qu’il eut, les enfants sont élevés plus raisonnablement. Mais il ne faut pas oublier qu’il a le premier défriché une voie devenue depuis une autoroute.»




L'ouvrage

As-tu jamais entendu parler de Jean-Jacques Rousseau? Si peu de gens ignorent son nom, beaucoup ne l'ont peut-être jamais lu! Le «citoyen de Genève» a marqué sa ville, comme l'histoire de la pensée universelle, de manière indélébile.Tu as sûrement chez toi un livre du grand écrivain qui traîne sur un rayon de la bibliothèque familiale. On le regarde comme un souvenir du passé. Et pourtant, tu pourrais le lire aujourd'hui comme au premier jour. Les phrases ne sont pas aussi courtes que tes sms, mais elles prennent le temps de bien expliquer les choses.
Voilà, tu tiens maintenant dans tes mains l'histoire d'un homme qui aura beaucoup réfléchi sur «comment vivre tous ensemble», sur lui-même aussi, et surtout sur la manière de bien répondre aux besoins des enfants. Autrefois, il n'y avait pas d'école. Peut-être penses-tu que c'était mieux comme ça, des longues vacances toute l'année à ne rien faire? Eh bien non, les enfants travaillaient dès leur plus jeune âge, et souvent durement, dans l'atelier familial ou aux champs. Comme aujourd'hui encore dans beaucoup de pays. Seuls les enfants des familles riches recevaient un enseignement scolaire. Surtout on ne les traitait pas comme des enfants. C'était un peu comme des adultes en miniature.
Et sais-tu qu'en cette année 2012, trois ans après Calvin, Genève fête les 300 ans de la naissance de Jean-Jacques Rousseau? Enfant, il souffrait de n'être pas compris, d'être accusé injustement ou d'être puni de manière brutale. Alors rêvant d'un monde meilleur, il a jugé utile d'écrire un roman Emile ou De l'éducation (1762) pour montrer aux parents comment bien comprendre son enfant pour mieux l'éduquer. Ecoute l'histoire d'Emile, et retiens-là! Tu auras appris, en parcourant ce petit livre, ce que fut la vie de Jean-Jacques. Un précurseur de la pédagogie moderne. Le chantre de l'esprit de Genève!





Extraits

«Je peux te dire que ma mère, qui avait connu des régimes totalitaires, estimait qu’on devait absolument faire usage de son droit de vote parce que s’était un privilège de l’exercer. Je pense que si Rousseau revenait, il serait comme ma mère, indigné de la passivité des citoyens. […] Pour lui, nous sommes responsables de la bonne marche de l’Etat.» (p. 113)

«Après avoir dépeint à Emile les risques que lui ferait courir un comportement dévergondé, […] il va s’appliquer à brosser le portrait de la jeune fille idéale. […] A travers elle, nous allons connaître tout ce que Rousseau attend d’une femme. Et là, pour la première fois, nous ne pouvons pas le suivre, […] quand il affirme que la femme n’est au monde que pour plaire à l’homme. Que Rousseau, qui a été tellement novateur en politique, en éducation, en observation de la nature, dénie toute autonomie aux femmes et ne les juge que par rapport au rôle qu’elles jouent vis-à-vis des hommes est indigne du penseur qu’il fut. […] Quand il nous décrit la façon dont Emile est élevé, nous ne pouvons qu’être d’accord avec lui. Son précepteur évite soigneusement de lui donner des ordres et de rien lui imposer. Il doit tout apprendre par l’expérience. Une petite fille recevra une éducation qui en est le contraire absolu. Il faut la préparer à sa vie de femme où elle évoluera dans une société où les apparences sont essentielles. Il ne suffit pas qu’elle soit vertueuse, il faut qu’on sache qu’elle l’est. Donc il faut l’habituer dès son plus jeune âge à ne pas faire ce dont elle a envie, mais ce que l’on attend d’elle. […] Dans ses descriptions de l’éducation des fillettes puis des jeunes filles, on sent Rousseau assez embarrassé. Il sait, car il en a chaque jour d’innombrables exemples sous les yeux, que la vie de la femme en société ne lui laisse aucun moyen de s’épanouir librement. Il va falloir lui enseigner à trouver son épanouissement dans la servitude. Pourtant, son mari ne veut pas d’une esclave, il veut une compagne disposant d’une certaine culture, sachant suivre une conversation, y intervenir à bon escient, s’exprimer avec grâce et élégance. Cette éducation des filles, c’est un peu la quadrature du cercle.» (p.76-80)



Evénements

Prochainement





Salon international du livre et de la presse, Genève, Dédicace sur le stand ECLECTICA (C 545).